Lyon Street Food Festival 2017

Le festival des mangeurs sur le pouce revient cette année aux Subsistances pour une deuxième édition gourmande. Hong-Kong, Colombie et Mexique : voilà le triangle amoureux qui est à l’honneur au Lyon Street Food Festival. Je m’y suis rendue juste avant l’ouverture du premier jour (et jusqu’à la fermeture…) : voici ce que j’ai adoré et ce qui m’a (un tout petit peu, hein) énervée.

Arrivée à la bourre après m’être trompée de bus (je souhaiterais faire voter une loi qui obligerait les chauffeurs de bus à nous demander si on compte bien monter dans ce bus-là et pas un autre à tout hasard : « Madame, vous êtes vraiment sûre sûre sûre de vouloir monter dans le C7 ? Mon petit doigt me dit que vous attendiez plutôt le C10, je ne saurais dire pourquoi…  » Note à moi-même : ne jamais suivre bêtement un troupeau de collégiens, JAMAIS.), m’en être rendue compte 20 minutes après une fois que j’étais bien au fin fond du 7ème (aka à l’opposé des Subsistances) et avoir appris à décrypter un GPS à un chauffeur Uber, j’ai finalement retrouvé Mathilde du blog Besly pour aller jeter un oeil (et quelques coups de dents du bonheur) à la teuf des foodies de la rentrée.

la recette du succès

Pour ce qui est du lieu, toujours aussi chouette que l’année dernière, quand j’y avais organisé le marché de producteurs avec l’épicerie mobile. Les Subsistances, il n’y a pas à tortiller, ça claque. Toujours le système des Miams (1 Miam = 2€), mais on peut désormais payer les boissons en carte, ce qui est plutôt une excellente initiative quand tu vas te chercher une pinte toutes les 12 minutes et demi.

On retrouve tous les ingrédients qui ont fait le succès de la première édition organisée par Thomas Zimmermann et Emeric Richard de Food Trucks Gourmets : de grands chefs lyonnais venus se frotter à la street food (Joseph Viola chez Daniel & Denise, Christian Têtedoie, Régis Marcon, Mathieu Viannay chez la Mère Brazier…), des food trucks en veux-tu en voilà, des ateliers et dégustations, des concerts et tout plein de recoins à explorer.

Les nouveautés ? Un coin pour les becs sucrés, un autre pour les amateurs de mixologie (avec le Mumbai Café, le Black Forest Society ou encore l’Antiquaire), et une meilleure organisation qui rendait la soirée tout à fait agréable.

les trucs qui m’énervent (un petit peu)

On va éliminer tout de suite ce qui m’a un tout petit peu énervé, comme ça on n’en parle plus et on se concentre sur le positif, ce que j’ai adoré goûter.

Truc un peu énervant n°1 : faire la queue. Ça, je n’aime pas, mais alors pas du tout faire la queue devant un stand pendant 34 minutes pour – au mieux – te faire servir une portion du met tant convoité qui sera avalé avant même que tu aies le temps de dire « miam » ou – au pire – te faire briser le cœur en t’annonçant qu’il n’y en a plus. Mange ta main. Mais bon, comme on dit, il n’y a pas de problème, que des solutions : pour ne pas faire la queue, viens quand il n’y a personne pour faire la queue, c’est-à-dire pas à l’heure habituelle où les gens s’installent devant la téloche pour ingurgiter des aliments transformés dans le but de se sustenter. 18h, c’était parfait, j’ai pu faire mon petit tour (3 fois), et me régaler sans patienter. Conseil de sioux – fonctionne aussi avec le milieu d’après-midi quand les gens sont gavés du midi, et encore loin de l’apéro.

Truc un peu énervant n°2 : pas funky pour les veggies. Punaise, qu’est-ce que j’aurais aimé goûter un petit plat de la Bijouterie, ou d’un autre chef venu du bout du monde pour l’occasion, mais il y avait de la viande partout. J’ai un petit peu galéré à trouver des plats végétariens – pour les grands chefs lyonnais, c’est certain, pas la peine d’y penser – et j’en ressens une légère frustration. Tu me diras, je l’ai choisi, je suis une grande fille, je vais pas venir enquiquiner mon monde parce qu’il y a un bout de bidoche sur la fourchette qu’on me tend, des cœurs dans les yeux, en me disant « goûte-moi cette petite merveille, nom de Dieu, j’en ai les larmes au yeux ». Bah non, je suis effectivement une grande fille, et j’exprime le vœu que l’on propose, pour la troisième édition, davantage de plats sans viande, ou au moins avec une option végétarienne intéressante (en prenant en compte que le fait d’enlever simplement le morceau d’animal sans le remplacer et en faisant payer le même prix ne constitue absolument pas, à mes yeux, une option valable). S’il vous plaît 😀

Hop, et voilà, c’est fini les trucs énervants, c’est bon, j’ai exprimé mes tensions, on peut passer maintenant à ce que j’ai aimé. Parce que l’amour, c’est mieux.

l’amour c’est bon

J’ai aimé le guabao au tofu du Bistro Zakka. Son petit pain moelleux comme un nuage cuit à la vapeur, son tofu savoureux, sa coriandre fraîche (et ça, c’est mon truc la coriandre fraîche).

J’ai aimé les falafels d’Aklé. Je les connais bien, mais ils sont toujours aussi délicieux, alors on ne se prive pas, et on se régale avec ces petites boulettes d’amour.

J’ai aimé la pomme de terre rôtie, tomates et oignons nouveaux de Santiago Torrijos et Clément Bidard. Tout simple mais tout bon.

J’ai aimé les choux salés de Trop Chou. Chèvre & tomate, caviar d’aubergine, et pour les amateurs de poisson le sardine & tapenade.

J’ai aimé le cocktail El Flaco du Monkey Club. Tequila, triple sec, litchi, gingembre, citron vert. Excellent. Mention spéciale pour la tequila Altos, qui se boirait comme du petit lait. Ou presque.

J’ai aimé (vraiment aimé) les profiteroles de Page, le food truck de gâteaux et de glaces. Petit chou croquant fourré de glace vanille à tomber et recouvert d’une sublime sauce chocolat Bonnat 65%. Je ne suis pas du tout un bec sucré mais punaise, quand c’est bon, bah c’est bon.

J’ai aimé les concerts aussi, même si malheureusement ils ne se goutent pas avec la bouche. L’ambiance de manière générale était très sympa, bon enfant, et fraîche.

Et puis étant donné que mon estomac a encore une capacité limitée, je n’ai pas pu goûter toutes les merveilles du festival, alors je te recommande chaudement d’aller y fourrer toi-même ton museau.

Conclusion ? Vivement Lyon Street Food Festival 3 !

 

Lyon Street Food Festival, les 8, 9 et 10 septembre 2017 aux Subsistances – infos pratiques

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