Le risotto à la courge, sauge et chèvre

Bon, voilà. Je crois que j’ai trouvé mon nouveau plat préféré de l’hiver. Celui que je vais faire à chaque fois qu’on me propose de cuisiner un truc vraiment bon, qui fait plaisir à tout le monde. J’ai nommé le risotto à la courge, sauge et chèvre.

 

Voilà un plat d’hiver comme je les aime : du crémeux avec le risotto fait avec amour, la douceur de la courge qui ne prend pas le dessus, les saveurs folles du beurre de sauge (absolument parfait sur des spaghetti, avec un peu d’eau de cuisson et du parmesan… j’en salive), et puis du fromage oui, mais de la tomme de chèvre qui apporte tout son caractère et sa petite pointe de sel.

 

 

Testé, re-testé, re-re-testé et approuvé

Et celui-ci, ce n’est pas une, ni deux, mais trois fois que je l’ai testé, alors autant vous dire que c’est du solide. Et avec des jurys d’exception ! Pour ma mère et ma sœur lors de la Fête des Lumières, pour mon premier dîner de copains dans ma nouvelle maison, et pour le réveillon de Noël pour 25 Jalbert. Rien que ça. Tous unanimes, sinon je ne me permettrais pas de vous la livrer. Par contre pour les photos, vous m’excuserez hein, je n’avais pas encore reçu mon nouvel appareil photo 🙈

 

Tout le monde m’offre du riz

J’en parlais dans ma recette du riz rouge de Camargue, c’est mon père qui m’avait offert du riz. Et bien grâce à lui, et la recette que j’ai réalisé avec son cadeau, ce sont les Riz de Camargue (le syndicat des gens qui cultivent du riz de Camargue, je ne fais pas des répétitions pour le plaisir de faire des répétitions) qui ont lu ma déclaration d’amour au riz de Camargue, et m’en ont envoyé un colis, pour que je puisse laisser parler ma passion encore et encore. Alors tout d’abord, MERCI, vous savez comment me parler, vous. Et voici une des recettes que j’ai fait avec ce merveilleux riz pour risotto qui a poussé tout près de chez nous.

Le riz est symbole de bonheur et d’abondance, alors surtout n’hésitez pas, ce sont mes dents du bonheur qui vont être ravies 😁

 

 

Pour environ quatre personnes :

250g de riz de Camargue pour risotto

Environ 500g de courge muscade

1,5 litres d’eau (pour le bouillon)

Bouillon de légumes ou de volailles

Une dizaine de feuilles de sauge entières et une petite poignée qui sera ciselée ou moulue

1 joli morceau de tomme de chèvre

150g de beurre salé

Environ 30g de parmesan

1 gros oignon ou 2 petits

1 gousse d’ail

1 verre de vin blanc sec

Huile d’olive

Sel, poivre

1 soupçon de noix de muscade


1. Préchauffer le four à 200°C.

2. Tailler la courge en mirepoix (carrés d’un centimètre de côté) et la disposer dans un plat avec la gousse d’ail émincée et un généreux filet d’huile d’olive. Saler, poivrer, ajouter une pince de muscade et enfourner pour une vingtaine de minutes en remuant quelques fois, le temps de préparer le début du risotto.

3. Dans une cocotte, faire suer l’oignon ciselé dans un peu d’huile d’olive à feu moyen jusqu’à ce qu’il commence tout juste à dorer. Ajouter le riz et faire revenir quelques petites minutes, le temps que les grains deviennent légèrement translucides. Pendant ce temps, porter le bouillon à petite ébullition dans une casserole.

4. Déglacer le tout au vin blanc, et attendre qu’il soit complètement absorbé pour verser la première louche de bouillon. Répéter l’opération jusqu’à ce que le riz commence à être cuit.

5. À ce moment, sortir la courge du four : elle doit être bien rôtie et fondante. L’intégrer au risotto, et poursuivre avec le bouillon (si vous arrivez à court de bouillon avant la fin de la cuisson du riz, on en refait en vitesse, pas de drame hein).

 

 

6. Dans une petite casserole, faire fondre à feu très doux 100g de beurre salé, et plonger les feuilles entières de sauge pendant quelques minutes avant de les retirer et les réserver. Ciseler la petite poignée de sauge au mortier (ou la moudre s’il s’agit de sauge sèche) et l’incorporer au beurre fondu : celui-ci ne doit pas roussir mais légèrement mousser, garder le feu au minimum.

7. Le riz est cuit ? Alors c’est parti pour la mantecatura : sans elle, pas de vrai risotto. C’est cette étape qui fera de votre risotto une tuerie internationale. Elle consiste à incorporer en tout fin de cuisson, feu éteint, 20g de beurre et 10g de parmesan pour 100g de risotto. Ici, on incorpore donc 50g de beurre salé froid coupé en dés, et 30g de parmesan fraîchement râpé, on mélange, puis on pose le couvercle ou un torchon sur la cocotte pendant 1-2 minutes. Ajuster l’assaisonnement, et le risotto est près !

8. Dans une assiette, disposer une quantité généreuse de risotto à la courge, faire couler dessus une cuillère à soupe de beurre de sauge, disposer quelques tranches de tomme de chèvre qui vont venir fondre négligemment sur l’ensemble du plat, et terminer par quelques chips de feuilles de sauge qui croustilleront sous la dent en délivrant leur sublime parfum.

 

Comme d’habitude, mon dealer de fromage, c’est Jean de la Fromagerie des Trois Jean à Jean Macé.

 

Bon appétit 😉

Laura

 

Leave A Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *