Le riz rouge de Camargue

 

Il est de ces petites astuces, des méthodes de cuisson, qui ne payent pas de mine, avec un ingrédient des plus courants : le riz. Mais je te promets que celle qui suit, est de ces petites recettes qui vont faire pousser des « mmmmh ce riz ! », des « OMG mais – insérer votre prénom ici – tu devrais faire Top Chef » et des « donne-moi la recette ou je meurs ». Et je n’exagère qu’à peine. Promis. Let me introduce you to « le riz rouge de Camargue »…

Etape 1 : La Révélation…

Mais comme pour chaque recette, sa petite histoire (enfin, si ça te saoule, tu peux toujours scroller quelques paragraphes plus bas, hein, personne n’est obligé de rien ici). J’ai failli ne jamais retrouver cette recette, je n’en dormais plus la nuit (non, ça c’est pas vrai).

Il était une fois le restaurant La Telline, en Camargue, où j’ai goûté le meilleur riz de toute ma courte vie. Un riz rouge de Camargue, à l’enveloppe croustillante et au cœur moelleux comme le paradis. Si, je pense que ça doit avoir ce goût-là le paradis. Et parlons d’ailleurs du goût ! Pfiou… Un goût incroyable et indéfinissable (« merci pour cette description, Laura, vraiment merci on s’y croirait presque… »). Non mais je vais pas te spoiler en dévoilant les ingrédients sinon ça sert à rien.

À retenir : j’ai mangé le meilleur riz de ma vie, et le chef n’a effectivement pas souhaité me dévoiler son secret. Je suis repartie penaude, mais pleine de riz et de volonté d’en découdre avec cette petite graine.

Etape 2 : WTF les doigts ???

Deuxième étape de l’histoire, des mois plus tard, sans être parvenue à cuire ce satané riz comme je voulais, je lis le livre « Zéro déchet » de Béa Johnson (aka la prêtresse mondiale du zéro déchet originaire d’Avignon (s’il vous plaît), qui dit plein de choses très intéressantes dans son bouquin – mis à part le fait qu’elle conseille de laisser tomber les coton-tiges pour se nettoyer les oreilles avec les doigts (super bonne idée, merci pour ça) ou encore qu’elle dise que ce n’est pas grave de manger de la viande, alors que l’élevage est l’une des causes principales des problèmes environnementaux dans le monde – bien avant les coton-tiges par exemple), qui conseille de finir ses bocaux de pâtes, riz et autres féculents avant d’en acheter d’autres (en vrac, bien sûr) pour alléger les placards et ne pas gaspiller.

Les miens débordant littéralement de trucs que je n’utilisais jamais, j’ai donc suivi son conseil. Et après avoir écoulé mon stock de riz thaï demi-complet qui était quasiment la base de notre alimentation, je me suis donc retrouvée nez à nez avec, entre autres, quatre kilos de riz rouge de Camargue que mon paternel m’avait offert (quoi ? Vous ne vous offrez pas du riz vous en famille ? Je ne vais pas te raconter pourquoi mon père m’offre du riz, sinon à ce rythme-là tu n’auras jamais la recette…).

Etape 3 : (c’est bientôt fini) internet + Armand + pilaf =

Me voilà donc avec ce riz rouge que je n’arrive jamais à cuire sans en faire une vieille bouillie au goût proche du carton, du temps, et mon ordinateur. Et c’est à ce moment-là que je dis « MERCI INTERNET ». Car je tombe sur la recette publiée sur le site du magazine ELLE du riz rouge de Camargue pilaf d’Armand Arnal, chef depuis 10 ans du superbe restaurant La Chassagnette. Perdue en Camargue, cette ancienne bergerie avec son potager bio hallucinant sont un endroit enchanteur, à faire une fois dans sa vie ! Y étant allée pour fêter mes 26 ans en famille, je choisis de faire confiance à Armand, et punaise, je peux te dire que c’était une merveilleuse décision.

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Assez de blabla (si tu as tenu jusque là, je te félicite), voici la recette d’Armand Arnal, et non de mon invention, qui est une recette de riz pilaf, qui transforme le riz en or rouge, tout comme je le voulais : croustillant dehors, fondant dedans, avec un goût ahurissant. Je ne pouvais pas ne pas la partager.


LA RECETTE

Pour le riz rouge de Camargue le plus incroyable du monde (voire plus) 

3 à 4 personnes

1 volume (1 verre) de riz rouge complet de Camargue (moins incroyable avec du riz blanc, à tester avec du riz noir !)

2 volumes d’eau

2 càc de bouillon de légumes

1 gousse d’ail

1 branche de romarin ou 1 feuille de laurier

Huile d’olive

    1. Préchauffer le four à 180°C. Rincer le riz dans un passoire et bien laisser égoutter. Mettre deux volumes d’eau dans une casserole à feu moyen avec le bouillon.
  • Dans une poêle légèrement huilée, faire dorer à feu moyen le riz rouge pendant environ 5 minutes, en remuant régulièrement. Le riz doit très légèrement crépiter.

 

  • Presser la gousse d’ail dans un plat allant au four, mettre le riz, le bouillon et la branche de romarin ou la feuille de laurier. Mélanger et enfourner au four pendant une heure.

 

ET VOILÀ ! Il est enfin là, sous tes yeux, il embaume ta cuisine et tu sens ses petits grains éclater entre tes dents pour déverser leur dose de bonheur. Dis-le si je m’enflamme hein.

« Mais en fait t’es mignonne, mais pourquoi c’est super cool de manger du riz de Camargue ? »

Mais en voilà une excellente question ! Réponse en 3 points.

  1. Parce que c’est un riz local, produit en France, dans cette région magique qu’est la Camargue. Le riz de Camargue n’a donc pas fait des centaines de milliers de kilomètres pour arriver dans ton assiette (et n’a donc pas entraîné de fonte des glaces qui à son tour entraîne la mort des ours polaires – pense aux nounous en mangeant ton riz).
  • Parce que c’est un super riz, cultivé par des super riziculteurs, dont on doit soutenir le travail : les cultures de riz sont en effet peu à peu délaissées pour les cultures de melon ou autres légumes, qui dénaturent complètement le paysage camarguais et ses rizières si caractéristiques. Tout comprendre sur le riz de Camargue avec une vidéo de 4:27 minutes.

  • Le riz de Camargue est très riche au point de vue nutritionnel : sels minéraux, vitamines et fibres… Choisis un riz complet pour bénéficier de ses bienfaits. Clique ici si j’ai réussi à t’intéresser et que tu veux plus d’infos sur le riz de Camargue (on sait jamais).

 

Et puis avec cette recette, te voilà armé-e pour faire chavirer des papilles. 😉 

Comments 4

  1. isadhahan
    Reply

    Ah ah ! Sacré fille du sud que tu es… Le coup du riz de Camargue, il fallait oser le faire.
    Je n’ai pas encore testé la recette, MAIS, je me suis déjà régalée en en lisant l’introduction et la conclusion (c’est déjà pas si mal !). J’ai moi aussi mon stock de riz rouge offert par le même protagoniste que celui mentionné dans ton récit… Je devrais donc pouvoir en faire quelque chose. Et, qui sait, peut être qu’à Noël nous aurons droit à trois jolis paquets rouges au pied du sapin ?! Quoi que… J’ai une autre suggestion à adresser au héros (n’ayons pas peur des mots -et tu verras, ce n’est pas totalement désintéressé) : j’ai déjà eu le privilège d’aller à La Telline (mes papilles se souviennent notamment d’une poutargue de la mort qui tue), mais, COMMENT EST-CE POSSIBLE (?!), je ne connais pas encore la Chassagnette ! Et c’est là qu’on va voir si ton paternel lit bien ton blog… Hé, hé, hé, je suis diabolique !

    9 novembre, 2016
    • Laura
      Reply

      La Chassagnette est effectivement à tester (en cassant un peu plus sa tirelire que la Telline mais ça vaut le détour…). Le potager et le jardin doivent être plus qu’agréable vers ton anniversaire… Moi j’dis ça, j’dis rien 😉
      Merci pour tes commentaires motivants <3

      27 novembre, 2016
  2. isadhahan
    Reply

    au héros… de ton histoire (ça m’apprendra à baver sur les touches de mon ordi)…

    9 novembre, 2016
  3. La christophine gratinée au paprika fumé • les dents du bonheur
    Reply

    […] Le riz rouge de Camargue […]

    27 novembre, 2016

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